mardi 29 novembre 2011

MONTÉE EN FLÈCHE DU CHÔMAGE

Fin octobre, près de 4,5 millions de personnes étaient en quête d’un travail à temps plein en France (DOM-TOM compris). Les effets de la crise n’ont pas fini de se faire sentir.

Montée en flèche du chômage en octobre : le nombre de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) a une nouvelle fois fortement progressé en octobre (+ 1,2%). Selon les chiffres diffusés lundi par le ministère du Travail, le chômage a touché ainsi 2.814.900 salariés dans l’hexagone, soit 34 400 personnes de plus par rapport au mois précédent (3.051.700 en intégrant les départements d’Outre-mer). En comptant ceux en activité réduite (catégories B et C), Pôle emploi a recensé 4.193.000 inscrits en France, soit 17 200 de plus par rapport à septembre (+0,4%). Avec les DOM-TOM, ce ne sont pas moins de 4.459.400 salariés qui étaient donc en quête d’un travail à temps plein fin octobre. En incluant les catégories D et E (personnes non tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi), on atteint 4,7 millions de chômeurs au total.

Aucune classe d’âge n’est épargnée: le nombre de demandeurs de moins de 25 ans sans activité (440.000) a grimpé de 0,6% sur le mois, comme ceux ayant exercé une activité réduite (+0,2%, à 626.000). Les plus de 50 ans en quête d’un travail sont aussi plus nombreux (+2,4% pour la catégorie sans activité, à 585.000, et +1,4% à 847.000 pour ceux en activité réduite). En ce qui concerne les chômeurs de longue durée, notamment ceux inscrits depuis trois ans ou plus sur les listes de Pôle emploi, leur nombre a augmenté de 1,7% en octobre et de 21,5% sur un an. Depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 92 400 en catégorie A et de 147 500 toutes catégories confondues.

La très forte hausse des emplois précaires reste aussi un motif d’inquiétude. En effet, les offres d'emplois à temps plein ont chuté de 4,9% en octobre. Celles pour des emplois à durée déterminée (1 à 6 mois) ont baissé de 3,8% tandis que les offres pour des emplois de moins d'un mois ont bondi de 20,1%.

C'est au printemps dernier que le marché du travail a commencé à se dégrader après la remontée conséquente du chômage en mai (+ 17 700). Depuis, les mauvais chiffres se sont succédé (+ 33.600 en juin, + 36.100 en juillet, - 2.000 en août, + 26.000 en septembre et donc + 34 400 en octobre). Les effets de la crise enclenchée en 2008 n’ont pas fini de se faire sentir. Les perspectives de croissance se sont encore assombries ces dernières semaines. Selon les experts de l’OCDE, la progression du PIB ne devrait pas dépasser 0,3% en 2012, contrairement aux assurances du gouvernement qui tablait encore ce matin sur une croissance de 1% l’année prochaine. Et chacun sait que pour renouer avec une croissance créatrice d'emplois, il faudrait une augmentation du PIB d'au moins 2%.

C’est pourquoi FO rappelle que «c’est une autre politique économique et sociale, au niveau national et européen, dont le pays a besoin, notamment par un soutien à l’activité par l’augmentation des salaires». Face à l’urgence, elle demande au gouvernement de «travailler à la réactivation des dispositifs de chômage partiel» et d’«augmenter les moyens et financiers du service public de l’emploi afin qu’il puisse remplir pleinement sa mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi».

Aucun commentaire: