jeudi 1 décembre 2011

Jean-Claude Mailly (FO) dans l'Ain: « Partisans d’un appel à la grève le 13 décembre »




Ain. Le secrétaire général de Force Ouvrière était hier à Bourg-en-Bresse. Il dénonce la politique d’austérité « suicidaire » du gouvernement et prône « une rupture ».



Le leader national de la confédération syndicale Force Ouvrière (FO) assistait hier au comité général de l’Union départementale à l’ancienne maison des syndicats de Bourg-en-Bresse. L’occasion pour les délégués présents de faire remonter les inquiétudes des salariés sur la crise de la dette, la politique d’austérité ou encore la réforme des retraites.


Mais dans l’immédiat, c’est la situation de l’entreprise chimique Arkema, 2 000 salariés en France, dont une partie à Balan et à Lyon, qui inquiète le syndicat. L’entreprise a en partie été rachetée par un fonds de pension suisse. « Le risque c’est que ce type d’investisseur a des exigences élevées en terme de rentabilité. Ils peuvent dépecer l’entreprise pour arriver à leurs fins », dénonce Jean-Claude Mailly.


Et le secrétaire général dresse un constat sombre pour les salariés français en général. « Il existe des entreprises sans problème de carnet de commandes. Mais il y a quelques mois, elles disaient attendre avant d’embaucher, et maintenant elles virent les CDD et les intérimaires ou engagent des plans sociaux. »


« Pendant une période on a cru que la crise ne touchait que les banques, et maintenant tout le monde trinque. Mais l’austérité est suicidaire, elle amène encore plus d’austérité. C’est une crise profonde du système et pour en sortir il faut une rupture, notamment un nouveau système monétaire. Un super Maastricht ne marchera pas », explique Jean-Claude Mailly.


Force Ouvrière ne lance pas d’appel à la « journée de mobilisation » du 13 décembre proposée par les autres syndicats. « Nous sommes partisans d’un appel à la grève. C’était déjà le cas au moment de la réforme des retraites. Le gouvernement joue avec le feu en opposant salariés du public et du privé, en traitant de fraudeurs ceux qui sont en arrêt de travail. C’est du populisme », s’indigne Jean-Claude Mailly.


Franck Stempfler, son homologue au niveau départemental, s’inquiète, lui, de Prévemploi, une mesure qui dans l’Ain permettrait aux employeurs de faire travailler une journée un salarié au chômage qui devrait rester à disposition. « C’est très limite. Il y a un effet d’aubaine pour les entreprises » estime le secrétaire général.


F.B.


Publié le 01/12/2011 à 06:00

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