lundi 16 janvier 2012

Lettre Secteur Retraites n°15 LE COUP DES CHARGES SOCIALES OU LE COÛT DES PRESTATIONS SOCIALES?



Éditorial de Philippe PIHET, Secrétaire Confédéral


Pour ce premier numéro de l’année, permettez-moi, au nom de toute l’équipe qui travaille à cette lettre électronique, de vous présenter les meilleurs voeux du Secteur Retraites.


Vous connaissez la situation économique et sociale aussi bien que moi, je n’y reviens pas, si ce n’est pour vous mettre en garde et vous demander de réagir en votre qualité de militant FO.


Le début 2012 marque le démarrage de la campagne électorale, même si quelques uns, ou plutôt un, y réfléchit encore. Et, coïncidence certainement, le Président de la République ressort des tiroirs la TVA, mais cette fois elle est sociale – ça change tout !


L’impôt devient social, comme la sécurité ? Ce qui deviendrait social, si cet impôt était mis au recouvrement, c’est le traitement réservé au MEDEF. Laurence l’annonce le matin, Nicolas le valide le soir à travers la création d’un Haut Conseil du Financement de la Protection Sociale (discours de Toulon le 1er décembre 2011).


Dans cette TVA Sociale, se joue le transfert de cotisations assises sur la rémunération du travail vers un impôt sur la consommation payée…….par le consommateur. Le pouvoir d’achat va s’en trouver renforcé ! Sans compter l’aspect justice sociale, ou même fiscale, l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) relève que 10% des revenus les plus bas acquittent 11,5% de la TVA quand les 10% les plus élevés n’en supportent que 5,2%.


Que dire également du discours sur les « charges sociales »?


On pouvait lire dans les quotidiens du 2 janvier 2012 que leur montant est « considérable ». Pensez ! En 2010, il s’agit de 1.100 mds€, soit 56,6% de la richesse nationale ! Plus loin, nous apprenons, effarés, que ce qui coûte le plus c’est la protection sociale avec 41,4% des dépenses publiques et parmi celles-ci « d’abord, les pensions de retraite, les remboursements de maladie, les allocations familiales, les allocations chômage, le RSA et toutes les aides sociales … »


Ainsi les retraités, malades, parents, chômeurs ou encore bénéficiaires de minima sociaux spéculent honteusement avec ces 41,4% de dépenses publiques ! Aucun d’entre eux n’aurait l’idée, a priori, « de consommer » à commencer par de la nourriture et du logement, puis selon ce qu’il reste, d’autres biens ou services ! Ce serait donc de leur faute si nous entrons en récession ! En cette période de prises de bonnes résolutions, je vous en soumets une : une taxation des dogmatismes libéraux et autres enfonceurs de portes ouvertes. Même à faible taux, il y a fort à parier sur un rendement en milliards.


Philippe PIHET


Secrétaire Confédéral chargé des retraites

Aucun commentaire: